IMG_8899Aujourd'hui, c'est la fête nationale du Mali, ce qui me donne une nouvelle fois l'occasion de participer au très joli "Cuisiner pour la paix" de Sophie. Aujourd'hui, au-delà de participer à cette opération culinaire dans laquelle je m'inscris totalement, partager ce moment d'allégresse pour tous les Maliens a un sens particulier pour moi.

D'abord parce que j'ai découvert le Mali il y a bien des années à travers ses arts: sa cuisine, par mon amie Hawa dont la maman me préparait toujours un somptueux tigadegue. Sa musique, à travers les voix et les chants sublimes de Rokia Traoré, Ali Farka Touré, son fils Boureima "Vieux" Farka Touré, le blues Touareg du groupe Tinariwen ou encore Salif Keita. Quelques noms parmi les nombreux et talentueux artistes que compte la scène malienne. Et le Mali m'a aussi attirée pour plein d'autres choses: son histoire et notamment celle de Soundiata Keita, qui fonda et unifia l'Empire du Mali au 14ème siècle. Ses paysages et tout particulièrement ceux du Pays Dogon me font rêver. Et puis, vous l'aurez sans doute remarqué, j'aime les tissus et notamment les tissus africains en général et maliens tout particulièrement. En résumé, si un jour je visite ce pays, j'aurais beaucoup de mal à en partir!

Voilà pour moi ce que représente le Mali: un pays riche de son histoire, de ses paysages, de ses traditions orales transmises par ses griots, de sa musique qui a notamment beaucoup influencé le blues américain et de sa cuisine. Un pays, qui vit malheureusement des temps troublés dans sa région Nord, soumise à la pression et à la répression de quelques dangereux fous de dieu. Un pays qui ne mérite pas d'être exposé ainsi à toute cette violence.

Alors oui, aujourd'hui, cuisiner pour la paix est encore plus chargé de sens, puisqu'il me permet de parler de ce pays qui me charme depuis tellement longtemps, ce "Lieu où vit le roi", comme est appelé le Mali en langue Malinké. Et puisque nous sommes ici pour parler de cuisine, j'ai choisi de vous présenter le Gnamakoudji qui veut dire "Eau pimentée" et qui est le nom malien du jus de gingembre. C'est une boisson très populaire dans ce pays, au même titre que le jus de bissap. On le prépare avec du sucre, du jus de citron, quelques feuilles de menthe et parfois, du jus d'ananas.

Encore une fois, merci à Sophie d'avoir initié "Cuisiner pour la paix", sur son joli blog La tendresse en cuisine.

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Gnamakoudji (jus de gingembre à la menthe et au citron)

Pour 2l d'eau

200g de gingembre frais

Le jus de 6 citrons galet (ou 3 citrons verts)

1/2 tasse de sucre (ou selon vos goûts)

Menthe fraîche ciselée

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  • Versez l'eau dans un saladier
  • Pilez le gingembre ou passez-le au mixer puis ajoutez-le dans le saladier ainsi que la menthe fraîche ciselée
  • Laissez reposer 1h puis filtrez la préparation
  • Ajoutez le sucre, le jus de citron et gardez au frais jusqu'au moment de déguster

Le gingembre est très utilisé pour ses nombreuses propriétés dans les pharmacopées traditionnelles, ce qui explique certainement son utilisation très courante dans de nombreux pays, parmi lesquels le Mali.

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